Le tango un bébé à double nationalité ?

L’histoire du Tango ( Acte 1 )

Le tango « rioplatense » dit argentin est né à la fin du XIXème siècle, au bord du Rio de la Plata ( littéralement « fleuve de l’argent »). Il grandira sur les deux rives de ce fleuve dont l’une se situe à Buenos Aires ( capitale de l’Argentine) ; l’autre à Montevideo ( capitale de l’Uruguay). Ces deux pays seront à la source des musiques, textes et danseurs de tango.

Même si au début du XXème siècle un développement plus intense a lieu à Buenos Aires, ( précurseur dans la diffusion de la musique ), il faut rendre hommage à la contribution de très nombreux Uruguayens au Tango. Pour n’en citer que quelques uns : Gerardo Matos Rodriguez : compositeur de « La cumparsita » ( la plus connue au monde) ; le grand chef d’orchestre et compositeur Francisco Canaro ; un parolier de tangos célèbres Fernan Silva Valdez, l’éminent chanteur Julio Sosa…

Plusieurs toiles du peintre Uruguayen Pedro Figari attestent aussi de la naissance de cette danse dans les années 1860-70 en Uruguay. Il nous transmet ainsi ses souvenirs d’enfance et un témoignage historique. On y voit des danseurs noirs qui parodient les premières milongas, des compadritos séducteurs dans les Academias du sud de Montevideo… Il se dit même que les premières figures seraient nées dans l’Académie (l’école de danse) de « San Felipe » à Montevideo… © Contenu protégé.

Tango
2019-01-08T02:39:13+00:00