Le futur Tango : fruit d’un contexte social particulier

L’histoire du Tango ( Acte 2 )

Dès 1870, l’Argentine a besoin de main d’œuvre agricole et ouvrière pour sa croissance économique. Les ports de Buenos Aires et de Montevideo accueilleront des millions d’immigrants européens. Tous rêvent d’abondance, nombreux vivront une dure réalité. La plupart d’entre eux n’obtiendront pas les terres agricoles promises ou seront cantonnés aux travaux ouvriers les plus difficiles et les moins rémunérés. Ils logeront dans des « conventillos » immeubles de misère (dans la périphérie sud de Buenos Aires).

Ainsi, se côtoieront les familles pauvres d’anciens paysans, gardiens de bétails (gauchos) ayant quitté la Pampa ; de communautés noires, mulâtres et créoles : descendants d’esclaves du siècle précédent. Mais au-delà de l’insalubrité et de la promiscuité, des échanges culturels riches s’y dérouleront. Cette population s’observe, échange, s’imite… au quotidien.

L’art de cuisiner, chanter, s’accompagner rythmiquement, de danser a lieu dans la cour centrale de ces « conventillos ». Finalement, il se re-créé un désir d’appartenir à cette nouvelle famille. Ces métissages engendreront la fusion de musiques et danses traditionnelles du monde entier. Une nouvelle danse typiquement argentine en sera le fruit : la Milonga… © Contenu protégé.

Tango
2019-01-06T02:03:32+00:00